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Regarder pour voir

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Regarder pour voir

Lors d’une émission de radio récemment, j’entends l’animateur demander à l’interviewé du jour ‘Qu’est-ce qu’on risque à regarder ?’. Celui-ci répond ‘On risque de rester coincé dans un temps’ *.

Il y a ce que l’on voit au dehors, ce que l’on choisit de regarder. Et il y a aussi ce que l’on regarde au-dedans. Et il y a aussi ce sur quoi, on choisit de s’appesantir, d’insister, de décortiquer – consciemment ou pas.

L’invité et l’animateur de cette émission de radio évoquent ensuite la terrible Gorgone. Si l’on peut être littéralement pétrifié par quelque chose, y compris le regard de l’autre, nous pouvons aussi pétrifier l’autre par notre regard. Y aviez-vous déjà songé?

Chacun tour à tour Gorgone, ou pétrifié.

Les yeux des autres sont si souvent objets pour nous d’énigmes… Parfois nous croyons y déceler quelque chose qui nous concerne, et que nous interprétons. Nous ramenons souvent ce que nous voyons à des choses qui nous appartiennent. C’est curieux.

 

Parfois aussi on peut dire qu’on s’est sentis “vus” par les yeux de l’autre, et pas seulement regardés ou décortiqués.

Cela nous permet parfois de récupérer un morceau de nous, grâce à l’autre. Un morceau que l’on ose pas s’offrir à soi, que l’on arrive pas à se donner, parfois.

Ainsi un regard peut être source de bien des transformations, d’interrogations, d’histoires imaginées : une sorte de matière que l’on malaxe dans nos têtes et qui nous donne à réfléchir…

Je repense aux paroles de cet invité issu du théâtre : l’intérieur de soi et ce qu’on y regarde, c’est peut-être là où c’est le plus problématique de “rester coincé”, pour reprendre ses mots. Alors, j’ai envie de vous proposer cette question :

Que regardez-vous, y compris à l’intérieur ?

Maya Angelou disait qu’il faut faire attention aux mots, aux pensées que l’on met dans notre tête car ils influent sur notre quotidien… Autant rester coincés dans quelque chose qui espère, qui prend soin, qui positive, non?

Vous arrive-t-il parfois d’être attrapé(e) dans un temps et un espace qui ne sont pas celui du présent et qui d’une certaine manière vous «pétrifient » ?

Dans le célèbre mythe grec d’Oedipe par Sophocle**, Oedipe n’est pas pétrifié, il n’est pas victime de la Gorgone. Il a fait face à la Sphinge, allégorie de l’énigme.

La pièce démarre à feu et à sang, la peste est partout à Thèbes. Pourtant Oedipe a vaincu la Sphinge. Il a donc gagné la main de Jocaste et le trône, lui le promeneur qui ne faisait que passer.

Ce ne sont pas tant nos yeux qui nous permettent de voir, que l’intention avec laquelle nous regardons le monde.

Nous sommes tous à notre manière des Oedipe en quête de mieux comprendre. Non il n’est pas toujours facile d’oser regarder pour voir ce qu’il y a à voir mais alors on se prive aussi de découvrir la bonne nouvelle qui se cache dans le flou.

Je crois que c’est ce que le coaching en développement personnel propose et permet : un temps et un espace dédiés pour regarder.

Regarder, c’est s’offrir une chance de voir. Et lorsqu’on voit mieux, je crois qu’on vit mieux et qu’on peut mieux avancer.

Alors je voudrais vous inviter à regarder à l’intérieur de vous avec douceur, avec une attention bienveillante pour vous-même, pour le monde, pour éviter la pétrification de la gorgone. Pour éviter que quelque chose qui est révolu, qui n’est plus vous ou pas vous peut-être, vous bloque et vous laisse coincé dans un endroit qui n’existe plus.

Et je vous invite à voir si adopter cet autre regard change quoi que ce soit…

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Notes

*Emission “Boomerang”, radio France Inter, 1er octobre 2018, animée par Augustin Trapenard, Invité Wajdi Mouhawad “Wajdi Mouawad vous regarde”

**Sophocle, Oedipe Roi, Editions Le livre de Poche, 1994

Crédits photos et images

Dessin : Aquarelle Les yeux dans le vague, Laurette Cot, 2015.

Photos, dans l’ordre, par : Brodie Vessers, Samantha Hurley and Matthew Henry, from Burst.

Tableau : Charles François Jalabert, Antigone conduisant Oedipe hors de Thèbes, 1842, Musée des Beaux Arts de Marseille

Comments

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    Jaudel

    Bonjour laurette. Merci pour cet inspiration. Pour moi, le regard intérieur est celui qui demande le plus de courage, et qui peut nous emmener le plus loin. Le coeUr le guide. La bienveillance et l’amour de soi même l’adoucit. Belle journée à vous. Evelyne

    3 décembre 2018

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